On se rend à Coyoacan, un des plus jolis quartiers de la ville. Le soleil tape et je me rends compte que je l'imagine taper sur mes cheveux blonds. Non ils sont bruns maintenant. Je me dis que j'aurai pê plus chaud à la tête maintenant. 

A Coyoacan, on passe par les 2 rues les "plus chères du pays", vieilles maisons colorées, garages privés, route pavées, et galeries d'art et d'antiquités. Isa me traduit le début de la Celestina de Lhasa que j'ai décidé d'apprendre. On s'assoit sur la place des coyotes pour manger notre gelado à la tequila. 

Petit discours sur les dieux, qui est le dieu coyote, le dieu serpent à plumes, l'origine du monde vu par les aztèques. Musée des culturas popularas, la dame nous vend des billets pour voit l'expo sur les métaphores autour de la lune. Mais quand on se rend à la salle, on nous informe que l'expo est terminée et qu'ils sont en train de la démonter. Isa n'arrive pas à nous faire rembourser les tickets. Et utilise un français approprié : c'est n'importe quoi !

On de pose à un Cafe, el cafecito del pan, et on est en train de discuter de l'absurdité de la vie quand son pote Sebastian débarque avec sa copine. Pourquoi vous êtes pas venues au repas végétalien chez Marisa hier soir ? C'était vachement bien ! Isa a ses raisons pour ça mais elle répond qu'ils avaient beaucoup de travail à l'asso. Moi j'attends Adèle. Adèle de Saint Macaire, de Paris, de Zuheros (Andalousie) !!! Alors que je lui envoyais juste un petit mail lui demandant ce qu'elle recommandait de voir au Mex et sans m'attendre à une réponse car depuis 2 ans sans nouvelles, elle m'a répondu qu'elle est au Mexique jusqu'en Octobre et qu'elle serait ravie de me voir, que je peux venir à Puebla où elle vit dans une maison avec des artistes... Bref une très bonne nouvelle !

Mais qu'est-ce-qu'elle fait ? Ça fait longtemps qu'on s'est appelé. La pauvre Adèle cherche une blonde. Elle va tourner pendant 1 quart d'heure demandant, décrivant une blonde, une très très très blonde. Et moi comme une "blonde" j'ai oublié de lui dire que je me suis tinto los pellos (les cheveux) !!

Je la capte enfin, on s'embrasse, on rattrape les nouvelles vite fait. On décide qu'on va repartir à Puebla dès ce soir. Et voilà comment en deux heures on rentre chez Isadora, je fais mon sac, je dis au revoir à tout le monde, on prend le métro, on force un passage pour sortir du métro bondé de 21h45, on court comme des filles en retard et désorganisées que nous sommes pour attraper le dernier bus, celui de 22h. Une heure pour sortir de la mégalopole, + encore 1 heure (avec bizarrement un film français à la télé) + 1 demi heure de taxi pour le village de Cholula.

Dans sa rue, ça pue, non ça sent le cheval. Dans la maison décorée de graffitis, cinq chiens viennent nous saluer. Adèle me fait un tour des lieux. Personne n'est là, elle me dit que c'est très étrange, che raro ! Du jardin, on peut voir, au loin, la cathédrale éclairée construite par les conquistadors sur la pyramide aztèque quand ils marquèrent le coup à Cholula, ville sainte où ils tuèrent tout le monde et bâtirent 365 chapelles. Avec une prof d'histoire comme Adèle, j'apprends vite !

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Les chiens - los perros

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