Vendredi 11

Il ne fait pas beau. David le proprio de l'hostal : Mauvais temps, beau visage !

Je décide d'aller dessiner des scènes de rue. Je me pose et me mets a croquer - discrètement - trois Cholitas qui vendent du jus de fruit. J'ai failli aller leur demander mais me suis dis que ce serait rapide et qu'en général les gens sont contents quand je les dessine. Quelle n'a pas été mon erreur ! Au bout d'un moment une d'entre elles se lève et s'approche de moi. "Tu nous dessines ?" "C'est mal, c'est mal ! " Et merde... je me lève, bredouille et vais les voir pour leur montrer... la plus vieille est la plus en colère. Elle me dit : "les téléphones, les appareil-photos, je les prends, je les casse ! Ton dessin je pourrai le déchirer !" Et voilà comment maintenant j' ai peur des cholitas ! Vieilles mégères, oui !

Sur la place du village, la vie suit son cours. Les vendeurs d'artisanat déploient leurs œuvres sur le trottoir. Un jeune artisan est particulièrement amusant avec ses dreadlocks en palmier sur la tête.. Anna dit que dans 5 ans il regrettera de s'être coiffé comme ça car c'est trop moche. Anna, elle, a des dread qui lui arrivent au niveau des fesses, impressionnant ! mais elle n'en a pas trop, car devant ses cheveux sont lisses et au niveau de la nuque c'est court. L'Anarchie, quoi, héhé.

Les vieilles cholitas arpentent les rues, leur grands châles colorés sur le dos. Il y a des afro-boliviens ici. C'est très étonnant ! Résultat de l'esclavage apporté ici par les conquistadors. Du coup, non loin d'ici il y a un village afro. C'est drôle de voir une vieille mamie black en hait de cholitas. Elle a deux petites tresses faites avec ses cheveux crépu et contrairement à ses compatriotes elle est toute maigre. Elle fume aussi, ce qui est rare dans la région.

Samedi 12

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Vue de l'hostal, on se réveille dans un nuage...

Je me lève avec la décision de partir aujourd'hui pour Rurre dans l'Amazonie ! J'ai beaucoup hésité car c'est une longue route en bus, souvent galère et que cela fait un grand détour avec le reste du voyage qui va vers le sud alors que Rurre est au nord. Mais l'appel de l'aventure en Amazonie est plus fort !

Manque de peau, y a plus de place dans les bus alors je partirai que le lendemain.

Le matin il y a une féria sur la place avec une expo de dessins d'artistes locaux. Mais ça ne dure que le matin, du coup je la loupe. Le soir au Garden Pub de Carla, son compagnon a acheté le dessin d'un jeune gars du village, il l'a invité à boire une bière. C'est important pour lui d'aider les jeunes du coin. Quand je retourne à la place, c'est plein de monde ! Tout le monde est de sortie, en famille et entre amis. Il y a même des artistes de rue.

Les françaises Anna et Aline vont chez la belle mère d'un ami qui vit ici. Elle est présidente du club de pétanque de Coroico... Gladys la proprio de l'hostal fait un abrazzo très fort a Anna. Anna est un peu émue. Gladys a perdu son frère une semaine auparavant et est encore vêtue de noir.

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Scènes de rue

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