Bon faut dire aussi que j’étais toute seule à ce moment à vendre un hostal. Comme presque toutes les fois où j'ai eu qn, j’étais toute seule... Dés que y a la concurrence je me fais enlever mes backpackers les uns après les autres. Au début c'etait le prix, maintenant c'est juste la technique de vente, à côté de mecs qui ont fait ça toute leur vie, je ne fais pas le poids ! je pensais que le côté spontané d'une voyageuse marcherait mieux, pas tant que ça en fait !

Kostantino me casse ma sandale en marchant derrière moi sur la plateforme. Je me sens comme Cendrillon quand il se baisse pour la réparer et la remettre à mon pied.

A l'hostal il va retrouver François. François c'est le québecois que j'ai péché la veille. Un quadrat bourlingueur plus ou moins sdf... sympa mais très très space.

Konstantino, lui, ça fait cinq ans qu'il bosse à fond quatre mois dans l’année et voyage le reste de l’année. Il a donc beaucoup voyagé (troisième fois en Am Latine, trois mois en Inde, etc etc). C'est un grand fêtard, un gars adorable et qui ne voyage jamais sans son huile d'Olive !!!

Après je ramènerai un Canadien, deux Argentines de Cordoba (que je piquerai à un autre hostal car on le leur avait conseillé mais elles avaient pas réservé, pas bien !) et presque deux Quebecois mais ces cons ils veulent pas me suivre et je mens aux autres vendeurs en prétendant que j'ai eu les deux gars... pas bien ! Une mamie bolivienne visite la chambre privée de l'hostal avec sa petite fille, mais ça me lui plait pas car la télé n'est pas dans la chambre et il n 'y a pas l'air conditionné.

A part les deux filles de Cordoba, je n'aurai ramené que des mecs et cela fait bien rire Ana et ses copines. Et avec les trois français et leurs bouteilles de Rhum et de Whisky, François du Québec qui vit depuis 20 ans dans la montagne et qui a une énorme feuille de cannabis tatouée sur son bras, Konstantino, son chilum et son charras d'Inde... on rigole en disant que je ne ramène que des fous !