Je vais en ville pour acheter mon billet de train pour Rio. Je songe à rester ici pour le Nouvel An. En effet je suis dans une maison avec des gens sympas qui me proposent de rester pour faire la fête avec eux. A Rio, je n'ai pas de lieu où dormir et j'entends parler de prix exorbitants pour se loger (genre 80euros en dortoir sur Copacabana). Et de plus j'aime beaucoup Florinopolis et ça me saoule d’écourter mon séjour ici. Malheureusement pour moi, je ne sais pas que l'on va se taper un temps de merde. Et donc alors que je pensais jusqu'au dernier moment que j'allais fêter ça sur la plage de Copacabana, je fini par acheter un billet de train pour Rio le 2 Janvier. Voila... ça c'est fait.

Petit tour dans le centre ville. Jolies rues. Marché couvert. Arbre centenaire sur la place du XV de Novembro. Panne de bus sur le chemin du retour.

Et la sécurité au Brésil ?

Le soir pizzeria avec des couchsurfers. Histoire de la nouvelle-zélandaise et de l'incident qui lui est arrivé. Avec deux copains, ils revenaient de la plage par un chemin de foret et trois gars les ont menacé avec des revolvers et leur ont tout pris. On leur a demandé de s’asseoir. Ils n'ont surtout pas résisté, ont donné leur sacs. Puis on leur a dit de faire marche arrière. La fille nous raconte cela très sereinement. Moi j'hallucine et lui dis qu'elle a du trop avoir peur. Elle répond qu'elle était préparée psychologiquement à cette éventualité, que la tension est monté d'un cran quand les mecs ont demandé au gars du groupe de leur remettre son short... mais après ils leur ont juste dit de faire marche arrière. Les trois copains ont trouvé la police et ont porté plainte mais savent très bien que ce sera sans suite. Un des brésiliens autour de la table lui dit qu'il est désolé. Pablo l'Espagnol hallucine, lui il a eu plus de chance car en trois mois à Floripa il n'a pas été agressé une seule fois.

Alors j'ai eu ma réponse sur la sécurité au Brésil. Même à Floripa qui a l'air comme ça d'un petit Cap Ferret tranquilou, il faut se méfier des attaques à main armées. Cela va me travailler et je sortirai le moins possible avec mon appareil photo. J'en parle autour de moi, et entends de toutes les histoires... la plus affreuse étant celle de l'ami vidéaste de Tali qui s'est fait abattre après qu'on lui ait volé sa caméra... sûrement car il avait vu le visage de ses agresseurs. Mais ce cas paraît très exceptionnel. Me dis-je pour me rassurer.

Tali, qui revient d'un an en Europe : nous on n'a pas les serial killers, les pédophiles et les psycopathes....