On arrive a Paraty vers 20h. Avec les deux Argentines backpackeuz du bus on va a un office de tourisme juste en face du terminal pour se renseigner sur un hostal. on nous accompagne jusqu'au Tabernaculo. Un petit hostal aux murs mauves, aux peintures pop, Peace in love et petites mongolfieres qui pendouillent. D'ailleurs le meme jour j'ai vu une fille avec une mongolfiere tatouée sur le mollet. Quand on arrive il n'y a personne pour nous recevoir hormis deux Allemands et un Argentin en tenue de yogi qui mange des cracottes en feuilletant un livre. Au bout d'un moment arrive une gamine de 15 ans environ et c'est elle qui nous donne nos lits et nous enregistre dans l'hostal. Dans le dortoir d'en haut ça sent le pipi de chat. Juliana tente le plus possible de baisser le prix de la nuit mais sans succès. Dans sa valise elle trimbale des fringues qu'elle fait elle-même pour les vendre sur la route.

Nous sortons, les trois Argentins, les deux Allemands et moi. Les uns ne parlent pas espagnol, les autres pas anglais. Les rues de la ville sont très vieilles, petites maisons blanches coloniales, paves énormes défoncés. On croise des charettes de chocolats - dont les fameux brigadiers, un caricaturiste tranquillement installé dans son fauteuil dépliant, une clope au bec, un petit concert de bossa nova... On se pose a l'endroit le moins cher qu'on trouve et on partage deux pizzas et deux bières. Au Brésil, ça se fait beaucoup de faire comme ça. Et les Argentins sont très partageur aussi. Tu pourras goûter leur chocolat, leur caïpirinha, leur açaï... Juliana est artisane et Guillermina prof d'éducation physique. Charly a quitte l'Argentine 6 mois auparavant et il est en train de revenir tranquillement. Il se dédit a la musique. Il aurait quitté une vie toute tracée bien rangée. Il raconte qu'il a eu énormément le mal du pays mais que depuis qu'il est sur le chemin du retour ça va mieux, il profite. Michel Onfray : il y a voyage quand il y a une fin, un retour.

Petite balade digestive. Un clown fait un numéro et prend Juliana a parti. Elle joue très bien le jeu. Un français dans le public marmonne des phrases négatives dans son coin. Le clown demande la main de Juli en lui tendant une petite boite... dans laquelle de trouve un nez rouge. Je rentre avec Charly. La patronne de l'hostal est là. Elle a l'air complètement stone mais essaie tout de même de me vendre un tour touristique. Elle veut sortir maintenant et demande a Charly s'il veut pas la remplacer a la réception pour ouvrir la porte aux noctambules. Wouhhh c'est free style ici ! Mais Charly n'est pas tres chaud.

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